
Climatisation avant biofiltration
120.000 m³/h (traitement des rejets
gazeux odorants)-
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Unité de biofiltration dans une
installation d'épuration
des eaux usées (désodorisation) |

Unité d'humidification pour
biofiltre (installée en amont) |

Installation de biofiltration
(traitement des rejets gazeux
odorants) - Travaux de réparation
et remplacement de la biomasse
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Installation de biofiltration
vue sur la biomasse périmée
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Installation de biofiltration
travaux de réparation et
remplacement de la biomasse |
Le biofiltre
Le biofiltre est un des procédés de
désodorisation les plus économiques et les plus simples,
disponibles sur le marché. Mais pour avoir un biofiltre qui
donne satisfaction, pas mal de conditions sont à remplir.
Principe de fonctionnement du biofiltre
Pour les application de biofiltration,
le matériau filtrant ou la biomasse est composé d'une
matière organique tel que de l'écorce, de la tourbe, des
fibres de coco, du compost, de la bruyère, des rhizomes de
bois, des granulés d'argile expansé, etc. dans un rapport de
mélange bien définie, ou en plusieurs couches.
Ce support filtrant naturel ou biomasse peut être introduit
dans des biofiltres ouverts ou fermés. La biomasse est
enveloppée d'une fine couche d'eau. Une partie des
polluants, présents dans les rejets gazeux qui vont traverser le filtre,
va déjà se dissoudre dans cette eau; une autre partie sera
retenue par les particules de la biomasse et une dernière
partie sera décomposée par les microorganismes présents dans
la biomasse.
Ces
microorganismes vont collaborés à la décomposition des
derniers polluants présents dans les rejets gazeux. Les microorganismes
se nourissent en partie avec les restes des polluants et en
partie avec la biomasse elle-même. Comme pour tout être
vivant, l'eau et l'oxygène sont d'une importance
vitale pour les microorganismes; ces deux substances étant
présents dans la biomasse dans des conditions réelles
d'exploitation. Le résidu de ces procédés de décomposition
sont le CO2, l'H2O,
le sulfate,
le nitrate et similaires. Quand la biomasse devient saturée
avec les
polluants et les résidues et s'est émiettée par l'action des
microorganismes, elle sera remplacée périodiquement; la
fréquence de ce remplacement dépend entièrement de la
composition des rejets gazeux offerts et des charges qui y
sont présents.
Une biofiltre ne peut pas s'utiliser pour l'épuration et
la désodorisation de n'importe quel genre de rejet gazeux. Les polluants présents
dans les rejets gazeux vont déterminer quels groupes de
bactéries vont survivre et/ou devenir dominants dans la
biomasse (également sous influence de la température et de la
teneur en humidité, un certain microclimat va se développer
dans la biomasse).
Toute alternance dans les facteurs décrits ci-dessus
peuvent sévèrement déstabiliser le bon fonctionnement du
biofiltre.
Les paramètres importants pour un bon fonctionnement
du biofiltre
-
Teneur en humidité constante
: La préservation d'une teneur en humidité
constante dans la biomasse est un critère essentiel pour
le bon fonctionnement d'un biofiltre. La biomasse ne
devrait pas être ni trop sèche ni trop humide. Sous
l'influence d'une teneur en humidité trop élevée, la
biomasse peut devenir grumelueuse, ce qui va augmenter
la résistance de l'air, faire diminuer le taux
d'oxygène; et le biofiltre finira par devenir lui-même source de nuisance
olfactive.
Pour cette raison, il est d'une importance primordiale
de préhumidifier les rejets gazeux avant qu'ils
n'entrent dans le biofiltre. Cette unité de préhumidification
doit être parfaitement mise au point afin de créer la
teneur en humidité idéale au sein du biofiltre.
-
Alimentation en air constante (débit
de rejets gazeux et taux d'oxygène)
:
Il devrait y avoir une alimentation en air ou rejets
gazeux constante.
En cas de production de rejets gazeux pendant 7 ou 8
heures/jour pendant 5 jours/semaine seulement, avec des intervals
de non-productiveté pendant les weekends, jours fériés
et autres congés, la mise en oeuvre d'un système de
biofiltration n'est pas une bonne solution. Les
microorganismes ne peuvent pas survivre sans
alimentation en air et oxygène permanente. Les rejets
gazeux doivent également être dépoussiérés et
dégraissés.
-
Température constante (température
ambiante)
: le bon développement de la microbiologie
demande une température entre 15 et 20 ° jusqu'à 30 °C
maximum. Des températures plus basses vont rallentir le
processus et des températures plus élevées vont
provoquer la prolifération de la microbiologie, ce qui
va déstabiliser l'entièreté de la biomasse.
-
Une charge de polluants assez
constante
:
une charge de polluants plus basse n'est pas réellement
un problème, mais cela va uniquement se traduire en un
résultat supérieure d'élimination (uniquement à
condition que les autres paramètres restent à un niveau
constant).
A une charge de polluants très haute ou une charge de
pointe, la biomasse va devenir grumeleuse et finir par
se tasser plus rapidement, à cause de la croissance
excessive des microorganismes.
-
Pas de substances toxiques ou
acédifiantes en haute concentration
:
Des substances très toxiques vont tuer les bactéries.
Des concentrations trop hautes de composantes organiques
sulfurées, chlorées et azotées de même que de l'ammoniac
vont acédifier la biomasse et faire diminuer son
efficacité. Ceci peut partiellement être évité en
ajoutant des additifs à la biomasse, en remplaçant la
biomasse plus fréquemment ou en installant un laveur de
gaz chimique en amont du biofiltre.
-
La biomasse sur mesure
: Le biomasse devrait être entièrement adaptée à la
composition des rejets gazeux à traiter. La biomasse ne
devrait pas être ni trop fine, ni trop grosse, l'air est
à distribuer uniformément sur tout le biofiltre. Les
particules dans biomasse
devraient être assez grosses pour obtenir une surface
d'échange assez substantielle, mais devraient également
contenir assez de matière organique (plus fine) pour permettre une
croissance suffisante de la microbiologie et un bon
cadre de vie pour les bactéries. Des additifs tels que
du chaux et de la dolomite protègent contre une
acédification prématurée. La biomasse s'installe de
préférence sur une grille, pour permettre une bonne
distribution de l'air. Pour des applications spécifiques,
la mise en oeuvre d'une biomasse inoculée pourrait être
appropriée (inoculation avec des
bactéries spécifiques selon le genre d'application).
Dans tous les cas, la biomasse est à remplacer
régulièrement, en
fonction de l'acédification et de la salification de la biomasse
et la chute de pression dans le biofiltre
(à cause de la compaction de la biomasse).
La durée de service de la biomasse varie énormément et
se situe entre 6 mois et 5 ans.
Les avantages du biofiltre
Les inconvénients du biofiltre
-
Prend une surface relativement large
-
La biomasse doit être remplacée
régulièrement
-
La teneur en humidité exacte, de même
que le pH sont à suivre de près, une bonne aération est vitale
Les domaines d'application les plus importants
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